2006 se termine sur une note génante : la pendaison de Saddam Hussein.
Au-delà de toute compassion vis-à-vis de ce commanditaire d'assassinats voire génocides, faiseur de guerres, la peine de mort reste le pire des échecs pour ses détracteurs.
Et cet, ces échecs, sont à mettre au crédit des nations colonialistes d'hier qui ont favorisé les régimes mis en place au Moyen-Orient après leur départ politique (mais pas économique).
La date choisie pour mettre à mort l'ancien dictateur lui donne une aura particulière en coïncidant avec l'Aïd el Adha : certes la main du bourreau n'a pas été arrêtée comme celle d'Abraham, mais la "victimisation" pourrait bien se trouver mise en valeur !
Aujourd'hui, rien ne se résout dans cette région. Les ressources pétrolières continuent d'attirer les investisseurs, la misère ne connaît pas de recul et les extrémistes religieux continuent leur emprise sur les peuples.
Il n'y a guère d'espace entre cette exécution et le meurtre de Gemayel : pas d'autre moyen de discrédit que la mort !
Le combat contre la peine de mort mérite encore, et toujours toute notre engagement.
Cet appel est peut-être farfelu, mais m'apparaît bien sympatique.
Le 1er février 2007, dans toute la France : Participez à la plus grande mobilisation des citoyens contre le Changement Climatique !
5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00. Il ne s’agit pas d’économiser 5 minutes d’électricité uniquement ce jour-là, mais d’attirer l’attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d’énergie et l’urgence de passer à l’action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ne coûte rien, et doit montrer que changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.
Pourquoi le 1er février ? Car le lendemain sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du Climat (GIEC) des Nations Unies. Cet événement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l’urgence de la situation climatique mondiale.
A faire circuler au maximum et à faire également apparaître sur votre site Internet et dans vos news letters.
La présence de Ségolène Royal sur le devant de la scène est probablement un coup des médias. Au-delà de l'aubaine d'une femme en couverture, les patrons de presse, soumis, voire instigateurs des politiques de droite des gouvernements de ce quinquennat Chirac, se sont trouvé une proie facile. En effet, ces gros bêtas de socialos allaient céder aux sirènes des sondages et désigner celle qui aurait l'intérêt des français. Les sondages n'étant rien que la photographie de ce que le sondeur veut montrer : lesdits médias n'auraient aucune difficulté à les orienter. Et une fois la chèvre mise sur le devant, les loups - le loup - n'en feraient qu'une bouchée.
Mais là où la haute stratégie sarkoziste s'est fourvoyée, c'est que la chevrette n'est qu'un déguisement qui cache une redoutable bête politique qui pourrait bien devenir la reine de cette jungle.
Le discours de Villepinte, certes un peu long pour les habitués du jeu de la zapette, n'a pas déçu les socialistes qui ont entendu parler "à gauche". Les médias ont eu beau crier que ce n'est qu'un catalogue à la Prévert, la soirée des questions de TF1 n'a pas déçu : sollicitée de toutes parts, elle a apporté des réponses claires, argumentées, sans langue de bois, même face aux opposants les plus virulents.
J'étais, je reste convaincu que DSK avait les meilleurs atouts pour gagner. Je ne suis cependant pas déçu de notre choix socialiste. Ségolène Royal est à la hauteur de nos espoirs.
Il est des jours comme ça où ça ne va pas bien.
Ce matin, notre amie nous a annoncé le décès de la grand-mère de Lulu !
Et nous avions rendez-vous chez le vétérinaire.
Depuis le début de l'année, Groseille va mal. Il a fallu l'hospitaliser (oui, oui), lui faire une sorte de perfusion pour la réhydrater et la gaver de cachets pour lui rendre l'appétit. Ca a marché pendant 2 mois, mais désormais, elle ne se nourrit quasiment plus, ne se réveille quasiment plus, sauf pour se mordiller le bout des pattes jusqu'au sang. Il faut bien tenter de nouvau quelque chose.
Le vétérinaire la sort de sa boitachat. Il est aimable, prévenant. Il la palpe, l'écoute au stéthoscope, pince un peu la peau, observe la machoire et l'haleine ! "Alors, vous êtes décidés." Il n'y a pas de point d'interrogation !
Mais non, on n'était pas décidé : on aurait voulu encore y croire un peu, mais quoi, il nous dit qu'il peut peut-être "la prolonger quelques jours". On a compris que c'est fichu. Alors on regarde, muets, la première piqûre pour l'anesthésier. Et quelques minutes après, l'injection !
Le coeur tient bon, il résiste. Et nous, on ne résiste pas. On pleure ce chat comme on pleure l'ami fidèle : quinze ans de vie commune, où elle nous a dressés à lui ouvrir la porte au bon moment, à lui apporter sa nourriture préférée … et on l'a un peu assassinée ?
Dans ce coin de jardin, là où Bunny l'attendait, sous le cerisier où elle aimait se poser après s'être grisée de soleil, elle dort.
Le meeting avec François Hollande donne du baume au coeur.
Après l'introduction de Pascal Jacquemin, Michel Dinet a eu droit à la "standing ovation" qui n'est pas seulement due à son statut de Président du Conseil Général mais surtout à cette formidable envie qu'il communique à tous. Pour un autre Président, fût-il de Région, passer après Michel Dinet a entraîné moins d'enthousiasme pour Jean-Pierre Masseret, mais les mots sont justes et l'adhésion totale.
Et puis le grand moment avec François Hollande dont j'ai retranscrit quelques morceaux retenus pas l'AFP :
Jamais nous n'avions eu depuis dix ans une campagne avec autant de participation militante, autant de réunions, autant de rassemblements.
Cette campagne de 2007 ressemble à bien des égards à celle de 1981, même volonté de changement, même volonté d'écarter une nuisance, de se donner des raisons de croire en l'avenir.
Voter pour la Ségolène Royal dès le premier tour, plutôt que pour les autres candidats de gauche, qui ne cherchent qu'à "faire passer des messages".
Plus haute sera Ségolène Royal le 22 avril, plus importantes seront ses chances au second tour pour la victoire du 6 mai.
Pour être président de la République, il faut d'abord être au second tour. Oublier cette évidence conduit parfois à des malentendus…
Mes tout jeunes voisins, venus de Franche-Comté, étaient époustoufflés de tant de dynamisme, de verve, de justesse de ton. D'autres sussurent "pourkoiksépaluilkandida?". L'important n'est peut-être pas d'être un grand tribun pour être un(e) bon(ne) président(e), mais on peut bien croire que ça aurait aidé à réchauffer nombre de tiédeurs !
Et à la fin, tout le monde s'est retrouvé sur le parvis du Palais des Congrès, comme au temps des grands espoirs, avec un vent qui rappelle bien celui de 1981.
Un instant, j'ai cru que le ralliement de l'UDF locale au camp des sarkozyste serait impossible.
J'ai même cru que la rencontre entre Bayrou et Ségolène Royal conduirait ses responsables à déclarer qu'il n'y a qu'un choix possible : voter pour le Pacte Présidentiel.
Eh bien non, une seule déclaration du délégué départemental : « Pour ma part, j’irai à l’écoute de ces électeurs, je serai attentif aux propositions (en matière de projet de société) avant de porter mon choix pour ce vote. …»
Cette méthode s'établit habituellement AVANT de présenter un projet pour se soumettre au vote des électeurs ensuite. L'UDF 54 invente la démocratie participative a posteriori ! Toujours imiter, jamais égaler …!
Ce qui rassure, ce sont les derniers mots de cette déclaration : « … Mais je sais aussi que mes idées seront d’ores et déjà absentes de ce débat. » Ouf ! On a failli faire campagne ensemble !
A moins que cette idée ne soit reprise par le nouveau parti central.
Moins d'enseignants, moins d'heures de cours, autonomie des établissements…, la rentrée des classes selon Sarkozy s'appuie sur des annonces pas réellement nouvelles.
En attendant, les enseignants ont des classes aussi chargées due le style de la lettre présidentielle.
Pourvu que l'enthousiasme des plus jeunes ne s'en trouve encore un peu plus émoussé.
Le décret du 1er août 2007 fait passer de 1 à 4 le plafond du nombre de participations forfaitaires de 1 euro par acte ou consultation médicale pour un même professionnel de santé.
Ainsi, on payera la participation forfaitaire de 1 € dont le montant est plafonné :
- à 50 € par an (sans changement),
- à 4 participations forfaitaires PAR JOUR ET PAR PROFESSIONNEL.
Cette mesure concerne les visites auprès de tous les médecins et impacte tout particulièrement les actes de radiologie et de biologie.
Restent exonérés : les moins de 18 ans, les femmes enceintes du 6ème mois au 12ème jour qui suit l'accouchement et les bénéficiaires de la CMU.
Exemple : au cours de la même journée :
Vous consultez votre médecin = 1 PF de 1 €
Vous passez des radios -> 3 actes CCAM en radiologie = 3 PF de 1 €
Vous avez des analyses -> 8 actes de biologie facturés sur la même facture = 4 PF de 1 €
plafond quotidien)
Après les radios, vous consultez de nouveau votre médecin = 1 PF de 1 €
Conséquence : pour cette seule journée, la retenue totale de PF est de 9 €
Cette disposition est accentuée pour tous ceux qui ne respectent pas le parcours de soins : les consultations ne leur sont désormais plus remboursées qu’à 50% au lieu de 70%
Exemple si vous consultez un ophtalmologiste à honoraires libres :
Consultation 30 € (tarif souvent constaté) ; base de remboursement = 23 €
Vous avez désigné votre médecin traitant : part SS (70 % - 1 PF) = 15,10 €
Vous n’avez pas désigné de médecin traitant : part SS (50 % - 1 PF) = 10,50 €
Trois nouvelles franchises sont annoncées pour 2008 (médicaments, transports sanitaires et actes paramédicaux).
Elevons-nous contre ces pratiques pénaliseront à nouveau uniquement les malades.