Daniel POISSY, après avoir mené la campagne avec ténacité, sans céder aux démons des attaques personnelles et des mensonges, a préféré ne pas renouveler l'épreuve de siéger dans un groupe
minoritaire au conseil, et tout le monde doit le comprendre. Sylvie MATHIEU avait accepté d'être des nôtres pour mettre en oeuvre la politique annoncée dans notre programme ; à l'évidence, ses
compétences professionnelles et sa personnalité ne pouvant être exploitées par la "nouvelle" municipalité, elle ne siègera pas non plus.
Ainsi, je me retrouve avec un mandat de conseiller municipal (d'opposition) avec David, Odette, et un quatrième qui se fera connaître bientôt. L'accepter ou ne pas l'accepter ? J'ai fini par
dire oui car les (trop peu nobreux) Portois qui nous ont accordé leur suffrage méritent que nous soyons attentifs à l'action de cette municipalité.
Cathy m'avait décrit l'ambiance délétère des séances du Conseil. J'espérais qu'au lendemain d'un renouvellement de mandat obtenu dès le premier tour, l'équipe gagnante ferait preuve d'esprit
chevaleresque, ou, au moins, de respect à l'égard des adversaires.
Que nenni.
Dès le premier conseil du 14 mars, après la présentation théâtrale de la candidature de Luc Binsinger par Jean-François Mallègol, clin d'oeil plustôt sympathique, et le passage à
l'isoloir, le Maire a été réélu avec les 22 voix de sa liste, et l'abstention de notre groupe.
Aux premiers instants de la première séance, les tentatives d'humiliation sont réapparues : le discours d'investiture tirant sur les ambulances de nos collègues usés par les années
d'opposition, l'interdiction à David de prononcer les mots de début de mandat au moment où il le souhaitait, le mépris pour nos collègues lorsque le Maire leur apprend que l'élection des adjoints
est désormais un scrutin de liste.
Le conseil du 25 mars consacré aux désignations des représentations n'a pas fait baisser l'ambiance : la description par David
http://davidsarrado.hautetfort.com/conseil-municipal/ est tout à fait précise.
Le moment le plus cocasse est celui où les élus majoritaire ont quasiment tous émis des bullteins nuls pour l'élection du CCAS. Il m'a beaucoup plu de voir le maire demander qu'un nouveau vote soit
efectué, sans pour autant en référer au Règlement Intérieur.
C'est sans doute un moment clé que celui d'évoquer ce pseudo règlement intérieur.
En effet, il est brandi comme un étendard à chaque prise de parole comme une règle, mais qui s'apparente à l'arlésienne : en tous cas, les nouveaux élus ne l'ont jamais vu. En tous cas, il doit y
avoir un article qui dit :
"Si le vote des élus majoritaires ne permet pas l'adoption d'une délibération prévue, le Maire retire la délibération ou propose qu'on r'vote !"
Autre moment clé, celui d'évoquer le montant des indemnités. En effet, la délibération adoptée par la majorité est d'une parfaite nébulosité qui montre que le maire, les adjoints et les délégués
percevront des pourcentages de sommes dont on nous fera part, un jour, ou un autre, peut-être. On verra lors de la présentation du budget que l'augmentation d'un mandat sur l'autre est
sensible.
Evidemment, pour terminer sur les désignations au sein des organismes extérieurs, aucun siège n'a été accessible à l'opposition.
Le conseil du 10 avril essentiellement bugétaire ne faiblit pas dans l'intensité.
Le hors d'oeuvre consiste en la désignation de représentants de la municipalité au sein d'organisme divers. Evidemment, toutes nos candidatures ont été repoussées.
Encore un moment d'anthologie que celui de l'élection des 6 représentants au Comité des Fêtes, puisque, après avoir les avoir repoussées, le maire traduit nos candidatures comme un engagement à
oeuvrer activement et bénévolement au sein de cette structure. Evidemment, il ne peut être question de cautionner par notre participation une association paramunicipale dont on refuse de nous
ouvrir ne serait-ce qu'un siège d'administrateur.
Ces rejets d'ouverture à l'opposition de toute représentation extérieure me laisse penser qu'il y a des choses à garder confidentielles. L'avenir nous éclairera peut-être.
Pour l'exercice du budget, nous avons dû reprendre les études : pas facile de comprendre les méandres des présentations. A la fin, on découvre que les engagements du candidat Binsinger ne se
traduisent pas dans le budget et qul'investissement ne repose que sur des reports de l'année antérieure. Ainsi, avons-nous été conduits à ne pas prendre part au vote de ce budget que nous ne
croyons pas sincère.
Les budgets de l'eau et de l'assainissement sont à l'image : des augmentations tarifaires sans réelle justification, de confuses explications quant aux réels investissements nous ont conduits
à voter contre ces budgets.
A la suite, quelques délibérations nous ont été proposées pour lesquelles nous avons demandé des précisions. On a pu ressentir toute la tension que notre petite opposition génère lorsque
l'adjointe rpportant la proposition concernant les écoles s'est cru agressée à la simple demande d'explication des critères de tarification aux familles, que nous avons cependant approuvés.
Tout au long de ce conseil, nos tentatives d'intervention spontanées ont été contrecarrées en référence au réglement intérieur. Il faudrait qu'on groupe les questions, qu'on se limite à une
seule intervention par délibération, … . Je crois que nous y gagnerions en temps, puisqu'à la plupart dee nos questions, les réponses ont été évasives.
J'avais assisté à plusieurs conseils, mais le public ne peut en rien comprendre ce qui se pase puisqu'il ne dispose d'aucune information.
Autour de la table, c'est un peu plus vivant.
Toutefois, l'expression de la démocratie telle que je la comprends ne s'applique pas. En effet, ce devrait être le lieu du débat, contradictoire, argumenté, voire pédagogique, pour que chacun
puisse voter en toute connaissance. Les prochains conseils s'en approcheront peut-être un peu.
Le 29 avril, je ne serai pas présent : dommage, j'y prends goût.
Le sujet principal est les subventions aux associations. Y aura-t-il du sport ???