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Mardi 22 avril 2008

Les tarifs de l'eau pour 2008 ont été votés par la majorité municipale lors du Conseil du 10 avril.
Comme on peut le voir dans le tableau ci-après, les tarifs de l'au et de l'assainissement subissent une augmentation de 16 et 15 %.
Deux explications ont été apportées.
La plus savoureuse : "tout augmente", appuyée par "c'est une ressource qui devient rare" mais pas confirmée par une augmentation du prix fournisseur.
La plus intéressante : il faut faire des travaux et lorsque nous allons investir dans de nouvelles chaussées, nous en profiterons pour refaire les canalisations. Cette approche, pour être séduisante, n'en cache pas moins la confusion des réponses quant à combien ça coûtera ? pour quelle rue ?
Comment baisser les impôts en maintenant le budget global ? Par un procédé fameux que tant de gouvernements ont utilisé et utilisent toujours : ajouter des taxes.
Mon interpétation : le budget annexe de l'eau peut aussi devenir un paravent. Et si c'était là que la municipalité nouvelle trouvait un ballon d'oxygène en confiant au budget de l'eau une partie des travaux qui ne devaient relever que du budget principal. La ficelle, pour être un peu grosse, pourrait passer inaperçue.
A surveiller.

  2008 2007 Augmentation
Prix Eau      
- de1 à 150 m3               1,43 €               1,23 €

16%

- de 151 à 300 m3               1,51 €               1,30 €

16%

- de 301 a 500 m3               1,61 €               1,39 €

16%

- au delà de 500 m3               1,74 €               1,50 €

16%

       
Prix Assainissement      
- de1 à 150 m3               0,92 €               0,80 €

15%

- de 151 à 300 m3               1,17 €               1,02 €

15%

- de 301 a 500 m3               1,25 €               1,09 €

15%

- au delà de 500 m3               1,37 €               1,19 €

15%

       
Taxe de Branchement (annuel)             15,00 €             15,00 €

0%

Location compteur (annuel)      
Diamètre 15 et 20                6,00 €               6,00 €

0%

Diamètre 30 et 40             13,00 €             13,00 €

0%

Diamètre 80             50,00 €             50,00 €

0%

Diamètre 100             60,00 €             60,00 €

0%

       
Pollution "A.E.R.M."               0,42 €               0,86 €

-  16%

Redevance modernisation réseaux               0,30 €  nouveau 

Pour parodier une formule de mon collègue David :
"Ce que donne une main, ma main droite le reprend."

Peut-être sera-t-il utile de vérifier que les taxes payées en 2007 sur le budget communal ne faussent pas encore plus la présentation budgétaire 2008.
En effet, ces taxes facturées en 2008 vont augmenter artificiellement les recettes 2008 et dégager des marges pour l'investissement au frais des Portois, ce qui de fait, correspond à une augmentation conséquente de l'impôt.

Encore un joli tour de magie.

par JLB publié dans : Politique locale
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Lundi 21 avril 2008

La révolte gronde. Les Portois viennent de découvrir le coup de Trafalgar organisé par la municipalité précédente.

Rappel des faits : en 2007, l'Agence de l'Eau Rhin-Rhône fait savoir à la Ville que la redevance de pollution domestique à appliquer est de 0,861 €/m3 (contre 0,38 € en 2006).
Bien entendu, la Ville paye la taxe à l'Agence, mais la Municipalité Binsinger 1 décide de ne pas facturer cette taxe auprès des usagers et de tenter d'obtenir un réexamen.
En avril 2008, chaque abonné reçoit un rappel de près de 0,50€ par M3 soit plus de 75 € pour un consommateur moyen de 150 m3/an.
Pourquoi ? Le candidat Binsinger 2 a-t-il souhaité cacher une taxe au moment où il annonçait une baisse des taux d'imposition ? Le Candidat Binsinger 2 a-t-il souhaité tenter le coup de bluff face à une administration dont chacun sait que pour la faire plier, il faut payer d'abord.
Quelle conséquence ? Les Portois vont donc aujourd'hui devoir payer les pots cassés d'hier.

Que répondre à cette propriétaire dont les locataires sont partis depuis quelques mois : les 80 €, c'est elle qui devra les payer.
Que répondre à cet ancien conseiller municipal qui découvre qu'il va falloir payer : les décisions prises par la municipalité engage ceux qui votent, et les autres aussi !
Que répondre à ceux-ci qui sont près à faire la grève du paiement : c'est le percepteur qui est chargé de collecter ces sommes, et que la sanction pour retard de paiement sera immédiate ; la commune le sait bien.


Et ceci vient s'ajouter à l'augmentation tarifaire 2008 décidée par la majorité du Conseil municipal : payons.

par JLB publié dans : Politique locale
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Lundi 17 mars 2008
Daniel POISSY, après avoir mené la campagne avec ténacité, sans céder aux démons des attaques personnelles et des mensonges, a préféré ne pas renouveler l'épreuve de siéger dans un groupe minoritaire au conseil, et tout le monde doit le comprendre. Sylvie MATHIEU avait accepté d'être des nôtres pour mettre en oeuvre la politique annoncée dans notre programme ; à l'évidence, ses compétences professionnelles et sa personnalité ne pouvant être exploitées par la "nouvelle" municipalité, elle ne siègera pas non plus.
Ainsi, je me retrouve avec un mandat de conseiller municipal (d'opposition) avec David, Odette, et un quatrième qui se fera connaître bientôt. L'accepter ou ne pas l'accepter ?  J'ai fini par dire oui car les (trop peu nobreux) Portois qui nous ont accordé leur suffrage méritent que nous soyons attentifs à l'action de cette municipalité.
Cathy m'avait décrit l'ambiance délétère des séances du Conseil. J'espérais qu'au lendemain d'un renouvellement de mandat obtenu dès le premier tour, l'équipe gagnante ferait preuve d'esprit chevaleresque, ou, au moins, de respect à l'égard des adversaires.

Que nenni.

Dès le premier conseil du 14 mars, après la présentation théâtrale de la candidature de Luc Binsinger par Jean-François Mallègol, clin d'oeil plustôt sympathique, et le passage à l'isoloir, le Maire a été réélu avec les 22 voix de sa liste, et l'abstention de notre groupe.
Aux premiers instants de la première séance, les tentatives d'humiliation sont réapparues : le discours d'investiture tirant sur les ambulances de nos collègues usés par les années d'opposition, l'interdiction à David de prononcer les mots de début de mandat au moment où il le souhaitait, le mépris pour nos collègues lorsque le Maire leur apprend que l'élection des adjoints est désormais un scrutin de liste.

Le conseil du 25 mars consacré aux désignations des représentations n'a pas fait baisser l'ambiance : la description par David http://davidsarrado.hautetfort.com/conseil-municipal/ est tout à fait précise.
Le moment le plus cocasse est celui où les élus majoritaire ont quasiment tous émis des bullteins nuls pour l'élection du CCAS. Il m'a beaucoup plu de voir le maire demander qu'un nouveau vote soit efectué, sans pour autant en référer au Règlement Intérieur.
C'est sans doute un moment clé que celui d'évoquer ce pseudo règlement intérieur.
En effet, il est brandi comme un étendard à chaque prise de parole comme une règle, mais qui s'apparente à l'arlésienne : en tous cas, les nouveaux élus ne l'ont jamais vu. En tous cas, il doit y avoir un article qui dit :
"Si le vote des élus majoritaires ne permet pas l'adoption d'une délibération prévue, le Maire retire la délibération ou propose qu'on r'vote !"
Autre moment clé, celui d'évoquer le montant des indemnités. En effet, la délibération adoptée par la majorité est d'une parfaite nébulosité qui montre que le maire, les adjoints et les délégués percevront des pourcentages de sommes dont on nous fera part, un jour, ou un autre, peut-être. On verra lors de la présentation du budget que l'augmentation d'un mandat sur l'autre est sensible.
Evidemment, pour terminer sur les désignations au sein des organismes extérieurs, aucun siège n'a été accessible à l'opposition.

Le conseil du 10 avril essentiellement bugétaire ne faiblit pas dans l'intensité.
Le hors d'oeuvre consiste en la désignation de représentants de la municipalité au sein d'organisme divers. Evidemment, toutes nos candidatures ont été repoussées.
Encore un moment d'anthologie que celui de l'élection des 6 représentants au Comité des Fêtes, puisque, après avoir les avoir repoussées, le maire traduit nos candidatures comme un engagement à oeuvrer activement et bénévolement au sein de cette structure. Evidemment, il ne peut être question de cautionner par notre participation une association paramunicipale dont on refuse de nous ouvrir ne serait-ce qu'un siège d'administrateur.
Ces rejets d'ouverture à l'opposition de toute représentation extérieure me laisse penser qu'il y a des choses à garder confidentielles. L'avenir nous éclairera peut-être.
Pour l'exercice du budget, nous avons dû reprendre les études : pas facile de comprendre les méandres des présentations. A la fin, on découvre que les engagements du candidat Binsinger ne se traduisent pas dans le budget et qul'investissement ne repose que sur des reports de l'année antérieure. Ainsi, avons-nous été conduits à ne pas prendre part au vote de ce budget que nous ne croyons pas sincère.
Les budgets de l'eau et de l'assainissement sont à l'image : des augmentations tarifaires sans réelle justification, de confuses explications quant aux réels investissements nous ont conduits à voter contre ces budgets.
A la suite, quelques délibérations nous ont été proposées pour lesquelles nous avons demandé des précisions. On a pu ressentir toute la tension que notre petite opposition génère lorsque l'adjointe rpportant la proposition concernant les écoles s'est cru agressée à la simple demande d'explication des critères de tarification aux familles, que nous avons cependant approuvés.
Tout au long de ce conseil, nos tentatives d'intervention spontanées ont été contrecarrées en référence au réglement intérieur. Il faudrait qu'on groupe les questions, qu'on se limite à une seule intervention par délibération, … . Je crois que nous y gagnerions en temps, puisqu'à la plupart dee nos questions, les réponses ont été évasives.

J'avais assisté à plusieurs conseils, mais le public ne peut en rien comprendre ce qui se pase puisqu'il ne dispose d'aucune information.
Autour de la table, c'est un peu plus vivant.
Toutefois, l'expression de la démocratie telle que je la comprends ne s'applique pas. En effet, ce devrait être le lieu du débat, contradictoire, argumenté, voire pédagogique, pour que chacun puisse voter en toute connaissance. Les prochains conseils s'en approcheront peut-être un peu.

Le 29 avril, je ne serai pas présent : dommage, j'y prends goût.
Le sujet principal est les subventions aux associations. Y aura-t-il du sport ???
par JLB publié dans : Politique locale
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Mercredi 13 février 2008

Reprise de l'article paru dans l'Est Républicain, rubrique Saint Nicolas de ce mardi 13 février 2008.

Daniel Poissy, adjoint aux fi­nances de 1995 à 2001 et conseiller municipal de 2001 à 2008, conduit la liste «Pro­jet de ville, projet de vie, +for­te
+ solidaire, c’est notre enga­gement ». Marié, père de deux enfants, portois depuis 1983, âgé de 58 ans, il est ca­dre dans un établissement bancaire mutualiste et res­ponsable de la section du Par­ti socialiste de Saint-Nico­las-de-Port.

La liste qu’il dirige est composée de personnes de tous les âges, de tous les quartiers, de compétences complémentai­res et de sensibilités politi­ques diverses. Leur objectif : s’appuyer sur les formida­bles atouts de Saint-Nico­las-de-Port pour faire « vivre ensemble » un projet de déve­loppement social, économi­que et culturel, « Il s’agit d’engager des actions pour revitaliser le tissu économique, soutenir les services de proximité, améliorer le cadre de vie ». Daniel Pois­sy souhaite mettre tout en oeu­vre «pour que chacun trouve sa place dans la communau­té, que la solidarité soit une réalité quotidienne». Il définrit ses priorités : sécuriser le parcours scolaire, offrir des services nouveaux aux se­niors, faire du développe­ment durable une affaire de tous, faire de l’action cultu­relle un levier social, agir avec et dans la Communauté de communes des Pays du Sel et du Vermois.

 

Avec l’ambition de faire de la démocratie participative le levier essentiel de toutes les décisions, Daniel Poissy sou­haite imposer des règles de gestion pour les élus: «Pen­ser aux autres avant de penser  soi-même», « Servir l’intérêt général et non se ser­vir». Son objectif? Que cha­que Portois soit heureux et fier d’habiter Saint-Nico­las-de-Port.

2007_1006BASILIQUE0024.JPGDaniel Poissy et son équipe vont et iront à la rencontre des Portois dans les semaines à venir dans les différents lieux de vie de la ville.

 

La liste

Sébastien Altmayer, Jean-Louis Baudy, Bernard Bigeard, Jean-Marie Buze­lin, Odette Douez, Jean-Pa­trick Fontaine, Jean-Marc Forfert, Philippe Frantz, Philippe Gilain, Adeline Giova­nella, Christine Godefrin, Gilberte Got, René Guyot, Brigitte Hennequin, Stéphanie Hodot, Céline Lalle­mand, Linda Lambert, Mickaël Loubatières, Sylvain Louis, Sylvie Mathieu, Éliane Mauget, Patricia Obriot, Daniel Poissy, Denis Rum­bach, David Sarrado, Herné Sastre, Sandrine Tanner, Martine Tomaszewski, Jeanine Vuillemard.
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Dimanche 10 février 2008
Voici en relais l'appel lancé par nombre d'organisations et de personnes pour rappeler que selon l’article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s’imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République.
Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République.
Depuis 1905, grâce à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, la République assure à chaque citoyen la liberté de conscience, garantit sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix, de n’en pratiquer aucun ou de pouvoir en changer. Elle permet ainsi de vivre ensemble, dans le respect de chacun, quelles que soient ses origines, ses choix philosophiques  ou ses convictions religieuses.
Dans notre République et notre société multiculturelle, la diversité doit être richesse et non source de conflit. Pour cela, la laïcité, assurant l’égalité en droit des citoyens dans le respect des lois de la République, permet à la fois l’expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire une communauté de destin.
Dans un monde aujourd’hui global et de plus en plus complexe, où se multiplient les voies d’accès à l’information et aux connaissances, et où explose la médiatisation  des événements et de la pluralité des représentations du monde, seule la laïcité permet l’émancipation de tous en favorisant le libre accès au savoir et à la culture et le discernement de chacun pour un libre choix de vie, par une démarche rationnelle et critique faisant toute  leur  place au doute, à l’imagination et à la créativité.
C’est pourquoi, les organisations et personnalités signataires s’opposeront à toute tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité par une modification du contenu de la loi de 1905. A l’heure où nos concitoyens éprouvent des difficultés et des inquiétudes croissantes, elles les appellent à promouvoir la laïcité comme une exigence partagée avec la ferme volonté de bâtir ensemble une société où la justice sociale assurera, quotidiennement, pour toutes et pour tous, la liberté, l’égalité et la fraternité.

C'est encore le moment de :

Signer la pétition

 
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Lundi 21 janvier 2008
Je ne résiste pas à l'annonce parue en page du de L'Est Républicain de ce jour que voici, in extenso :

Lundi 21Janvier2008  POLITIQUE 

La démission de Luc Binsinger

Il quitte ses fonctions de déléguédépartemental du MoDem. Exaspéré.

« Depuis quelques jours, le ras-le-bol des adhérents me revient de tous les coins du département. Les militants se disent exaspérés par la situation de blocage qui paralyse la fédération». Luc Binsinger maire de Saint-Nidolas-de-Port et délégué départemental du MoDem 54 n’est pas du genre à garder sa langue dans la poche. A fortiori lorsque, les intérêts du parti sont en jeu

 

Objet de son courroux : l’absence de méthodologie et de consignes claires pour désigner et soutenir les candidats meurthe-et-mosellans du MoDem. « Chaque jour, des candidats se font connaître et souhaitent partir. Mais aussi aberrant. que cela puisse paraître, ils ne savent pas comment faire».

Dans le colimateur: la fédération départementale, et plus précisément Alain Miton, le président en titre, qui selon l’élu portois, n’a toujours pas organisé les modalités pratiques des prochaines échéances électorales.

Arbitraire

« Le comité départemental doit-il investir et soutenir ceux qui sont en capacité de se présenter ou qui souhaitent rejoindre une liste UMP ou PS, dont le projet est compatible. avec le nôtre?? Faut-il faire voter les militants ? À ces questions, je n’ai toujours pas de réponses et les adhérents non plus».

De surcroît, et l’incident est de nature à avoir aggravé la situation, le maire de Saint-Nicolas-de-Port déplore le fait que « le département de Meurthe-et-Moselle ait été le seul à ne pas avoir organisé ce week-end, les élections pour le conseil national.

La Région doit en principe élire 6 membres titulaires : 2 de Moselle, 2 de Meurthe-et-Moselle, 1 des Vosges et 1 de Meuse. La fédération départementale a décidé de désigner deux personnes de manière totalement arbitraire. Je ne peux l’accepter ».

Déplorant « l’amateurisime ambiant», Luc Binsiriger a décidé de démissionner de sa fonction de délégué départemental du MoDem 54. « Je reste bien évidemment membre du parti et suis prêt à m’investir pour tous ceux et celles qui  dans les prochaines semaines; auront besoin de mon soutien».


Certes, les socialistes n'ont pas beaucoup de leçons à donner quant aux dysfonctionnements de certains rouages. On peut cependant se dire que le parti politique envers lequel il s'est engagé ne semble pas mettre effectivement en oeuvre la transparence qu'il prône par ailleurs.

Enfin, je salue le coup de communication pour faire afficher sa photo en page 2, dans une opération qui fait s'interroger sur la ligne éditoriale du journal.
En effet, Daniel Poissy n'a même pas eu une ligne dans la rubrique locale en 2008 pour confirmer sa candidature à la tête de notre liste.

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Mardi 4 décembre 2007

Le message qui suivant vient de me parvenir.
Il devrait en faire réfléchir plus d'un sur l'argument de pseudo-responsabilisation des malades.

Madame la Ministre,

Vous trouverez ci-joint mon chèque de 50 euros pour la franchise médicale de 2008 que vous venez de faire voter. Vous avez raison, il faut responsabiliser les malades comme moi, qui consomment beaucoup de médicaments, de soins et de transports sanitaires.
Moi par exemple, avec mes deux cancers, un dans chaque sein, je suis le trou de la Sécu à moi toute seule, je pèse lourd à la collectivité. Et puis 50 euros, qu'est-ce que c'est... A peine le prix d'une paire de chaussures chez André, (pas chez Nike), pour ma fille de 17 ans.
Et puis, avec mes 50 % de revenus en indemnités journalières durant mes six chimiothérapies et mes sept semaines de rayons, avec mes mille euros par mois de revenus de remplacement (encore le trou de la Sécu), 50 euros, ce n'est rien. Ou alors juste cinq mois de redevance d'une télévision publique pleine de publicités que je regarde à peine. Ou un petit plein de frigo malbouffe chez Lidl, pour tenir disons, trois jours à deux personnes devant la dite télé taxée. 50 euros chez moi c'est ça.
Et puis dans la foulée, comme j'ai perdu mon CDD grâce à mes cancers, et que j'ai ré-intégré péniblement les chiffres des Assedic ce mois-ci, je verrai bien une petite franchise Unedic aussi, pour me responsabiliser sur le fait d'être chômeuse à 50 ans.
Parce qu'en plus d'être pauvre et malade, je suis chômeuse, et vieille.
Je viens d'avoir 50 ans. Sur le marché du travail, c'est trop vieux, sur celui de la retraite c'est bien trop jeune... alors taxez-moi entre deux eaux. En plus, vous savez quoi? On a découvert mes cancers alors que j'en avais 49, donc jeune, ce n'était pas prévu dans le protocole de dépistage qui ne commence qu'à 50 ans. Alors j'ai payé ma mammographie qui sauve des vies -enfin la mienne- de ma poche: 110 euros.
Heureusement, après un an de traitement, et au lendemain de mon 50e anniversaire, la Sécu qui fait bien son boulot m'a adressé une gentille lettre timbrée à 0,53? pour que j'aille me faire dépister gratuitement (dans un bus Sécu sur un parking). J'étais chauve, brûlée, fauchée, malade, mais la Sécu se préoccupait de me dépister sans me faire bourse délier. Elle est bien cette Sécu. Efficace et qui ne manque pas d'humour.
Au fait, j'ai consommé tellement de médicaments prescrits par des experts au cours des dix derniers mois qu'il m'en restait deux sacs pleins que je viens de rendre au pharmacien du coin. Pharmacien qui je crois se porte économiquement très bien, lui. Tout comme les laboratoires pharmaceutiques qui l'alimentent et délivrent les boîtes en format industriel, boîtes pleines, neuves, rendues au pharmacien prospère. Mais eux font tourner l'économie, alors que moi, simple malade, je ne suis qu'une plaie sociale, responsabilisez-moi.
Notez: j'ai toutefois gardé les tranquillisants au cas où je devrais faire de l'auto-euthanasie, sur le dos de la sécu.
Donc, Madame, prenez mes 50 euros de malade sur-consommant et donnez-les à la cause Alzheimer. Moi j'ai l'impression que je n'aurai pas le temps d'y aller, sur cette maladie-là, parce que j'ai déjà toutes les autres tares sociales et sanitaires, alors pensez, comment pourrais-je tenir jusque l'Alzheimer?
Mais je crois au collectif, à la solidarité. Alors soit, que mes 50 euros de rente annuelle de votre franchise médicale servent la cause commune. C'est comme ça que j'entends la politique et la solidarité, bien sûr.
Non c'est vrai, vous avez raison, culpabiliser et responsabiliser les malades, les pauvres, les chômeurs, c'est vraiment une bonne idée. On gêne et on coûte: de vrais parasites. D'un point de vue idéologique, sociologique, politique, intellectuel même, c'est mieux une société de riches jeunes, bien portants et actifs qu'une société de pauvres, malades et vieux, inutiles. Votre stratégie relève donc des meilleurs objectifs possibles pour le meilleur des mondes. Nul doute.
Sanitairement et solidairement votre,
*Sylvie dr*
*Post Scriptum.* J'ai adoré sur votre site du Ministère cette campagne d'octobre: "J'ai un cancer du sein, et après?" Après, c'est 50 euros quand même, par an, dites-leur, aux femmes.

par JLB publié dans : Humeurs
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Mardi 27 novembre 2007
Le Conseil Constitutionnel vient de décider de censurer la loi sur les statistiques ethniques. C'est une belle victoire pour SOS-Racisme qui se bat depuis longtemps pour l'interdiction du recueil de données « faisant directement ou indirectement apparaître les origines raciales ou ethniques » dans le cadre d'études ayant pour finalité de mesurer « la diversité des origines, la discrimination et l'intégration ». Toutefois, l'INSEE et l'INED, se proclamant indépendants, envisagent tout de même cette statistique. 
L'amendement sur les tests ADN a, lui, été conservé, les quatre réserves spécifiques émises par le Conseil Constitutionnel sont dans la même lignée que les inquiétudes soulevées par la pétition. Vidé ainsi de son contenu, l'association regrette que cet amendement, qui n'est plus qu'un symbole, n'ait pas été purement et simplement abrogé. Le Conseil Constitutionnel a rempli son rôle juridique mais SOS Racisme continue à condamer moralement cet amendement. 
Continuez à signer et faire signer la pétition www.fichepasmonpote.com et visonnez la vidéo tournée sur ce thème à l'adresse suivante : http://www.dailymotion.com/video/x3hc64_statistique-ethnique-sos-racisme (source SOS-Racisme)
par JLB publié dans : Humeurs
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Mercredi 7 novembre 2007

La campagne est réellement lancée.
Daniel va conduire notre liste et c'est un réel plus. S'il n'avait pas cédé à l'évidence qu'il sera la meilleure chance pour Saint Nicolas, je me serais senti obligé de me déclarer candidat. J'en éprouve aujourd'hui un sérieux soulagement.
L'intérêt, c'est que je partage toutes les valeurs sur lesquelles notre campagne se met en marche.
La ligne de mire, ce n'est pas de battre la liste Binsinger, mais bien de proposer de vivre une autre municipalité, s'appuyant sur la solidarité, le partage, le dialogue, la démocratie.

Depuis près de 7 ans, la ville s'est endormie et aucun vrai projet n'a été initié.
Car quoi ! la belle avenue des champs du blanc mur ne cache pas les autres malheureuses chaussées ! le regroupement d'écoles n'améliore pas la mixité sociale, l'aménagement des accès aux écoles ne solutionne pas les difficultés que rencontrent nombre de jeunes parents pour pallier le manque de place dans les cantines ! le projet d'illumination de la Basilique n'attire pas un renouveau du commerce de centre ville ! le non au Grand Nancy n'a pas été remplacé par un réel investissement dans Sel et Vermois ! la baisse annoncée des impôts ne s'est pas vraiment traduite sur les avis des Portois !

Alors aujourd'hui, on voit fleurir des travaux de fin de mandat, qui justifieront des tracts de bas étage. Nous devrons nous efforcer de ne pas céder au désir d'y répondre, mais bien de nous appuyer sur ce qui sera notre réelle force.  La mise en oeuvre de la liste, les choix stratégiques, les axes forts sont tracés.

Avec tout mon soutien.

par JLB publié dans : Politique locale
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Mercredi 26 septembre 2007

Le décret du 1er août 2007 fait passer de 1 à 4 le plafond du nombre de participations forfaitaires de 1 euro par acte ou consultation médicale pour un même professionnel de santé.
Ainsi, on payera la participation forfaitaire de 1 € dont le montant est plafonné :
- à 50 € par an (sans changement),
- à 4 participations forfaitaires PAR JOUR ET PAR PROFESSIONNEL.
Cette mesure concerne les visites auprès de tous les médecins et impacte tout particulièrement les actes de radiologie et de biologie.
Restent exonérés : les moins de 18 ans, les femmes enceintes du 6ème mois au 12ème jour qui suit l'accouchement et les bénéficiaires de la CMU.
Exemple : au cours de la même journée :
Vous consultez votre médecin = 1 PF de 1 €
Vous passez des radios -> 3 actes CCAM en radiologie  = 3 PF de 1 €
Vous avez des analyses -> 8 actes de biologie facturés sur la même facture = 4 PF de 1 €
plafond quotidien)
Après les radios, vous consultez de nouveau votre médecin = 1 PF de 1 €
Conséquence : pour cette seule journée, la retenue totale de PF est de 9 €
Cette disposition est accentuée pour tous ceux qui ne respectent pas le parcours de soins : les consultations ne leur sont désormais plus remboursées qu’à 50% au lieu de 70%
Exemple si vous consultez un ophtalmologiste à honoraires libres :
Consultation 30 € (tarif souvent constaté) ; base de remboursement = 23 €
Vous avez désigné votre médecin traitant : part SS (70 % - 1 PF) = 15,10 €
Vous n’avez pas désigné de médecin traitant : part SS (50 % - 1 PF) = 10,50 €
Trois nouvelles franchises sont annoncées pour 2008 (médicaments, transports sanitaires et actes paramédicaux).
Elevons-nous contre ces pratiques pénaliseront à nouveau uniquement les malades.

par JLB publié dans : Humeurs
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